Arrivé neuf en Antarctique en février 2010, le Challenger n° 11 de l’Institut polaire français (IPEV) totalise 8 720 heures sur la glace. Il est dans nos ateliers d’Allonnes (49) pour une rénovation à mi-vie. Le démontage est presque terminé. La suite : une révision mécanique complète et une série de modifications demandées par les équipes qui l’utilisent sur place.
Une machine déjà adaptée au froid
Le Challenger n° 11 est un MT865C « Traverse special » à chenilles, équipé d’un moteur Caterpillar C18 de 18 litres. Il a été modifié dès l’origine pour l’Antarctique, avec des joints et des fluides spécifiques. C’est la première contrainte du cahier des charges : tout ce qui a été adapté au froid doit être conservé. Remonter des pièces standard lui ferait perdre ces capacités.
Le programme de révision
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Moteur
Dépose, démontage de la culasse, remplacement du turbocompresseur et de la pompe à eau, injecteurs reconditionnés. Chemises, pistons, vilebrequin et arbre à cames seront inspectés, avec rapport.
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Boîte de vitesses
Dépose, ouverture, remplacement des joints et pièces d’usure, test sur banc. Elle fonctionnait, mais sa calibration n’avait pas pu être faite depuis deux ou trois saisons.
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Train de roulement
Roues, bogies, roulements, joints et chenilles. Uniquement des roues caoutchouc.
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Générateur 40 kW
Roulements, câblage, poulies d’entraînement et système de tension.
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Pannes relevées sur place
Erreurs du capteur de direction, sorties intempestives du mode régime automatique, vanne de détection de charge du distributeur hydraulique, verrouillage du levier de vitesses.
Les modifications prévues
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Autonomie et sécurité
Carter d’huile porté à 60 litres de capacité totale, réservoir de carburant supplémentaire d’environ 100 litres dans le châssis, double démarreur 24 V de secours, ventilateur Horton à vitesse variable piloté par l’ECM.
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Accès maintenance
Portes latérales supplémentaires sur le capot, porte supérieure à verrou magnétique, poignée rapide, disjoncteurs déplacés près d’une porte latérale, capot d’interrupteur principal avec charnière et poignée.
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Cabine
: un indicateur de tension par alternateur pour le diagnostic, une caméra arrière sur le crochet d’attelage, un chauffage de lunette arrière contre le givre, un film anti-UV, un filet de rangement et une protection du joint de porte.
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Structure
: le cadre d’éclairage du toit pèse environ 200 kg et ne tient que sur 4 boulons. On en ajoutera 4 autres, avec entretoises.
Prévoir la prochaine réparation
Plusieurs demandes partent du même constat : là-bas, on répare sur le terrain. Le pare-brise à double vitrage doit pouvoir être recollé sans incliner la cabine. Il recevra donc un support amovible qui porte tout le poids du verre pendant le séchage. Les vitres coulissantes des portes passeront sur le rail intérieur, car la glace qui se forme à l’extérieur bloque le mouvement. Elles se verrouilleront dans trois positions.
La suite
Le démontage est presque terminé. Prochaine étape : inspection générale !